Problème de maison

[PACTE] Histoires d’associés 7/30

on juin 5 | in Mes conseils | by | with 1 Comment

Dans cette série, je vous raconter des histoires vécues ou entendues sur les relations entre associés/dirigeants d’entreprise.

Septième histoire : La vente ratée

Contexte :
3 anciens collaborateurs d’une SSII décident de quitter leur entreprise pour créer… leur SSII.
Très bons et motivés, les résultats suivent rapidement. Au bout de 18 mois, l’entreprise fait déjà 1,5 million de CA et emploie 20 personnes ! Les 3 dirigeants (45/45/10) se paient correctement et voient l’avenir en rose.
Sauf qu’un concurrent vient proposer une offre de rachat : 1 million d’euros cash + salaires doublés pour les 3 dirigeants pendant 2 ans. Offre alléchante…
Surtout pour le commercial (45% du capital) qui était englué dans des soucis financiers avec un achat immobilier dans lequel il y avait des malfaçons. Les 2 autres (directeur technique et DG) pensent que c’est un peu tôt pour vendre et qu’ils pourraient valoriser encore mieux l’entreprise d’ici 2 ans !

Problème :
Le commercial (également gérant et fondateur du projet) négocie directement avec le repreneur. Il espère pouvoir convaincre ses associés. Mais ceux-ci ne se laissent pas facilement convaincre.
Le projet de reprise traîne. Et le repreneur ne fait rien pour l’accélérer.
Pendant ce temps, le commercial ne fait plus de prospection. Il attend la reprise avec impatience.
6 mois après le début des négociations, les chiffres de la SSII sont beaucoup moins bons. Le CA est en baisse, l’entreprise perd de l’argent, les équipes sont un peu démotivées car elles ne savent pas où va l’entreprise…

Conclusion :
Le repreneur a retiré son offre !
Le commercial en a terriblement voulu à ses associés et ne s’est pas vraiment remis au boulot (petite déprime). La SSII a déposé le bilan 12 mois plus tard…

Conseils :
Indiquez dans le Business Plan une somme en dessous de laquelle vous ne souhaitez pas vendre l’entreprise.
Indiquez également une somme (ou une formule de valorisation, ou les 2) au-delà de laquelle aucun associé ne peut refuser la vente !
Cela évite de telles situations.
Et cela permet aussi d’évoquer les objectifs (quantitatifs mais aussi qualitatifs) de chacun et de mieux comprendre les attentes des différents associés.

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One Response

  1. Daniel dit :

    Merci Sylvain pour tes histoires qui sont pleines de leçons.

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