Bewords

[ECHEC] Bewords, récit d’un plantage #startup 1/2

on septembre 21 | in Mes erreurs | by | with 1 Comment

Bonjour Mathieu, peux-tu te présenter en quelques mots ?

mathieu marechalBonjour Sylvain, merci de ton accueil aujourd’hui !
Je suis entrepreneur, basé à Nantes depuis 2011 après 12 ans passés à Paris. J’ai co-fondé avec deux associés la société de traduction professionnelle innovante Trad Online dont je suis toujours co-gérant. Nous travaillons beaucoup avec les acteurs du Web français, traduisant pour eux leur sites, leurs applications mobiles, leur contrats de partenariats, leur FAQ etc, dans une quarantaine de langues. On s’apprête aussi à lancer une nouvelle interface de traduction en ligne d’ici octobre 2015. Affaire à suivre !
Il y a quelques années, et c’est l’objet de ta proposition d’interview, j’ai également tenté de lancer un autre projet, le site Bewords, et cela a été un échec.

Bewords, c’était quoi ?

Il s’agissait d’une plateforme de désintermédiation entre traducteurs et clients. L’idée était pour moi de permettre de faire travailler des traducteurs professionnels en direct avec des clients, particuliers, TPE, associations et autres clients à « petits budgets » et par la suite mettre en place des outils pour permettre à des grands comptes de se servir également de la plateforme.
Les traducteurs pourraient se créer un profil, mettre en ligne leurs prix, disponibilités, etc. Et répondre aux demandes de devis et projets que les clients mettraient en ligne sur le site. Le client saurait qui traduit, à quel prix, etc. Totale transparence donc, tel était le principe du projet.

D’où est venue cette idée ?

Elle m’est venue en 2010 à partir d’un faisceau d’informations et d’idées concomitantes.
J’avais lu le bouquin « Free », de Chris Anderson, l’éditeur en chef de Wired.com qui met en avant une certaine inévitabilité des offres de type Freemium. Je suivais aussi beaucoup de startups qui réussissaient, pour certaines de manière spectaculaire, soit avec des offres totalement gratuites, soit avec du Freemium, soit en désintermédiant leur marché.
Je constatais aussi que le fonctionnement de ma boîte de traduction Trad Online était adapté à des clients grands comptes, et assez peu aux clients TPE/particuliers/etc. La rentabilité était difficile à atteindre pour des budgets faibles avec des salaires et charges sociales importantes (nos salariés étant basés en France). Cela me faisait mal au cœur de devoir proposer un prix que je savais trop élevé pour ces clients, ou devoir leur dire que nous ne pouvions pas répondre à leur besoin.
Enfin, à force d’échanger avec nos prestataires, des traducteurs indépendants, beaucoup d’entre eux émettaient un sentiment d’insatisfaction par rapport à toutes les plateformes pour traducteurs sur le marché.
Tous ces facteurs ont permis à l’idée d’éclore.
Avec mon associé Vincent Rivalle, on a creusé l’idée et décidé de tenter celle-ci.

Peux-tu nous raconter les pivots (changements) que tu as effectués pour trouver ton marché ?

On a commencé avec un budget de 15kE environ apportés en cash à la création et un prêt bancaire de 30kE financés, avec 9 mois de retard par notre banque (ce qui n’a pas aidé) que je ne citerai pas ici, mais j’indique qu’elle adore le rugby, et avec une caution de la part d’OSEO sur ce prêt.
Cela a permis de créer une première version du site, d’embaucher une stagiaire community manager et de commencer à recruter des traducteurs indépendants pour s’inscrire sur le site : plus de 6.000 d’entre eux en 4 à 5 mois, preuve d’un intérêt fort de la part de ceux-ci !chiffres bewords Mais pour répondre à ta question, pour être transparent, nous n’avons pas eu le temps de pivoter beaucoup, par faute de temps et de budget, et c’est l’un des enseignements que je retire de cette expérience.

Présentation du projet dans le cadre d’une interview de Jean-Michel Billaut :

Rapide bio de Mathieu :
Mathieu Maréchal est un entrepreneur basé à Nantes. Il est co-fondateur en 2008 de la société de traduction innovante Trad Online, dont il est toujours co-gérant, et en parallèle a lancé en 2014 une activité d’accompagnement à la création et au développement d’entreprise, SFC Invest.
Passionné par l’entrepreneuriat, le marketing digital et les entreprises agiles, il accompagne des entrepreneurs principalement à Nantes et à Paris.
Pour le suivre/contacter : http://twitter.com/SFCInvest et http://www.sfc-invest.com/blog

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One Response

  1. […] Voici la 2ème partie de l’interview de Mathieu Maréchal (1ère partie à retrouver ici). […]

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